La gueule de bois

C’est donc ça une gueule de bois? Cette sensation d’être dans le brouillard, de voir les choses se passer sans comprendre vraiment ce qui se passe?

Encore un fois, la folie des hommes a frappé.

Encore une fois, l’horreur frappe, sans distinction de race, de religion, sans raison.

Comment protéger ses enfants de cette déferlante de violence, de haine aveugle? Comment leur expliquer que non, ceux qui ont tué des gens n’avaient pas de raison autre que de faire du mal, de propager leur folie furieuse?

On entends déjà les explications « ce sont des musulmans, c’est parce qu’on est pas d’accord avec leur religion ». C’est de la connerie. La connerie n’a pas d’étiquette. L’holocauste, c’est pas les musulmans. La Saint Barthélémy, c’est pas les musulmans. Ce sont les hommes qui sont fous. Ce sont des hommes qui ne trouvent pas d’autre façon d’essayer d’imposer leurs idées qu’en tuant les autres.

Le pire, c’est que ce sont ces terroristes qui gagnent à la fin. On ferme les frontières, on dit à tout le monde de rester chez soi. Les compétitions sportives, les rassemblements sont annulés tout le week end. L’état d’urgence est décrété, laissant ouverte la porte aux dérapages, aux amalgames.

La France était en guerre hors de ses frontières, cette dernière a décidé de s’inviter sur notre territoire. Maintenant, il faut protéger le sourire de nos enfants. Protéger leur innocence. Leur montrer que malgré tout, les gens peuvent être bons. La multiplication des messages sur Twitter, Facebook, pour proposer à des inconnus de quitter les rues, de venir s’abriter au plus fort des attaques doit être l’image à retenir: les horreurs entraînent aussi des réactions positives.

De mes lectures sur la Facebook et Twitter, j’ai aussi pu voir cette tendence générale. Certains prient pour Paris, pendant que d’autres veulent juste hurler, pleurer.
Des artistes prennent leur art et chantent leur douleur, la dessine, la sculpte.
Les écrivains prennent leur clavier pour mettre des mots sur leur incompréhension.

Tous veulent comprendre comment le monde en arrive là, et essaient de partager leur désarroi.

Chacun cherche chez l’autre un réconfort, un geste qui lui prouve que tout n’est pas noir. Qu’il y a encore un espoir de rendre ce monde meilleur. Que la folie des uns ne doit pas guider la vie des autres.

En attendant, la gueule de bois risque de durer. Je vais la soigner dans l’innocence du rire de mes enfants, dans l’amour de ma femme, dans la joie d’être avec mes amis.
Et peut être qu’en se resserrant tous ainsi, on pourra soigner le monde de cette folie… Ensemble, nous pouvons faire en sorte de laisser un monde meilleur à ceux qui nous suivent.

Je vous souhaite à tous et à tous de passer un week-end heureux avec ceux qui comptent pour vous.
Je vous embrasse tous, mes pensées accompagnement la douleur de ceux qui ont vu leur vie basculer hier.

Une famille en or

Aujourd’hui, c’est la journée de la déclaration de kiff familial. Parce que y’a pas à dire, mais j’ai quand même une famille qui dépote sa mère. Et ça, dans plein de domaines différents.

Lire la suite

Self confidence

Sur une échelle de 1 à 15, ma confiance en moi est à peu près à -50 dès lors qu’on parle de mes capacités professionnelles. Je suis moi-même assez impressionné par cet état de fait. Dans mon travail, je peux paraître sûr de moi, je peux faire prendre confiance en eux à des gens, donner des conseils avisés, mais dès que ça me concerne, ouille ouille ouille! Je ne me sens jamais assez crédible, assez compétent, assez légitime, assez… assez… assez. Jamais assez. Jamais assez.

Pourtant dans ma vie privée, je suis assez confiant. Je me laisse peu déstabiliser en tant qu’arbitre, je peut être assez grande gueule (peut être même un peu trop) quand je suis sur un terrain de volley, dans la rue ou de façon classique, et même parler avec certitude de ce qui touche à mes corps de métiers. Mais j’ai toujours l’appréhension de mal faire mon travail.

Et ce manque de confiance, se transforme vite en appréhension, voire en peur. Peur de me planter. Peur que mes choix ne plantent pas que moi, mais impactent ceux qui m’entourent. Peur qu’un mot mal placé, une susceptibilité froissée entraînent des répercussions sur mon environnement de travail.

Mais plus le temps passe, plus je me rend compte que cette façon de réagir n’est pas tenable. Parce que de la même manière que mes choix (ou mes non-choix) affectent mon travail, être timoré ne peux qu’avoir un impact négatif sur ceux qui m’entourent, et qui pense pouvoir se reposer sur moi.

Il faut pouvoir être digne de la confiance que les gens placent en nous. S’ils ont placé cette confiance, c’est qu’ils estiment qu’on la mérite. C’est qu’ils estiment que les capacités sont là pour répondre à leurs attentes.

Maintenant, il faut que je rende cette confiance. Et que je l’assume. Je vais donc appliquer cette maxime: « Si tu ne crois pas en toi, crois en moi qui crois en toi ».

Une nouvelle vie commence. Ça va dépoter. Ça va peut être blesser des gens, j’en suis désolé d’avance pour eux. Mais le fait est là: si je ne change pas maintenant, je ne changerais surement jamais. Et ça n’est pas possible. Parce que j’en ai assez.

Assez d’avoir peur de moi. Assez de me voir moins compétent, moins fort, moins adapté que je ne le suis. Sans pour autant verser dans l’arrogance, je vais me regarder tel que je suis.

Alea Jacta Est. Et je ne ferais pas marche arrière.

L’équilibre et l’artiste

Récemment sur le groupe Facebook de ParlonsBlog, Stéphane a proposé la réflexion du jour

Comment vous définiriez-vous?

Le débat a duré toute la journée, se réorientant au fur et à mesure sur l’équilibre personnel et le fait d’être un artiste.

J’avoue que mon petit cerveau a travaillé dur, et que j’ai eu envie de faire cet article plus philosophique.

Comment se définir?

La question de base était quand même celle là. Comment est-ce qu’on se définit?

Pour ma part, ma réponse a été simple:

Instinctif, curieux, et droit dans mes bottes.

Mais d’autres ont eu d’autres façon de dire, un peu plus recherchées:

Si je devais me définir, ça serait d’abord au niveau privé (parce que c’est le plus important pour moi), maman, compagne, amoureuse, indépendante (même si ça peut paraître contradictoire), amitié, aimant la vie, la musique. Et du côté pro, curieuse, professionnelle, battante, ouverte d’esprit (ça, ça rentre dans les deux catégories), militante, passionnée.

– Nathalie

Stéphane a lui eu une belle envolée lyrique:

Je suis la somme de mon passé, de mes échecs, de mes réussites. Je suis entier, indivisible, ni pro, ni perso. Je suis.
Je suis de passage, je suis le référant de ma fille, son repère, son rempart.
Je suis peur et courage, je suis d’envies. Multiples.
Je suis dépendant des personnes qui m’entoure, celle que j’ai choisi, et celles qui m’emmerde aussi parfois.
Yep #GrrrrNola, je suis aussi un #GrosCon, assumé.
Je suis aussi la #Briotittude ((:
Plus sérieusement, je suis un vague à l’âme, des millions de questions sur l’être Humain, son pourquoi, son comment. L’Humain est un animal dont je suis curieux, amoureux.
Je suis déterminé, volontaire, parfois obsessionnel.
Je peux aussi tout envoyer valdinguer, comme ça, impulsif, même si cela n’est plus arrivé depuis un moment.
On me dit « Artiste », et comme tout ceux de cette race, j’ai une forme de déséquilibre, sans le quel je ne me sentirais pas équilibré.
Voilà

Se définir. C’est quand même pas facile. Souvent on va se définir par rapport à quelqu’un, quelque chose. On va parler de cadre. Nombreux sont les sites qui vous demandent de vous décrire, et invariablement on le fait en rapport à un environnement. Mais se définir implique une réelle connaissance de soi, car sinon la définition est celle des autres. On ne se définis pas, on dit comment les autres nous définissent.

Je me rappelle d’une phrase de ma prof de philo au lycée (comme quoi, j’ai écouté parfois en cours, je n’y ai pas que fait des maths…) qui disait: « L’être humain n’est défini que grâce au regard de l’autre ». Ce qui a eu le don de me hérisser le poil, partant du principe que l’introspection permettais de justement se défaire du regard de l’autre et de trouver sa propre définition et son équilibre personnel.

C’est donc là qu’on en arrive à la phrase qui a tout chamboulé dans les commentaires:

On me dit « Artiste », et comme tout ceux de cette race, j’ai une forme de déséquilibre, sans le quel je ne me sentirais pas équilibré.

Le déséquilibre de l’artiste, ou son équilibre?

Photo trouvée sur DeviantArt ©2007-2014 Lightfairy

Photo trouvée sur DeviantArt ©2007-2014 Lightfairy

Le gros mot est sorti. Le déséquilibre.

Mais c’est quoi en fait ce déséquilibre, et par extension l’équilibre?

Là encore, les avis divergent.

Pour les uns, l’équilibre, c’est répondre aux standards de la société: marié(e), les enfants, le CDI 35h en poche et la bière au coin du barbec l’été.

Pour les autres, c’est juste réussir à compenser entre les désagréments du quotidien et les bons moments

Pour moi quelqu’un d’équilibré c’est quelqu’un qui est bien entre sa vie privée ou sa famille/ amis, et son taf ou job ou passion , qui peut cumuler les deux sans aucun soucis mais pas forcément boulot femme enfants stabilité. je connais des gens très équilibrés en ayant un boulot de merde mais en s’éclatant dans une vie sexuelle dissolue. la balance des deux fait l’équilibre.

– Sébastien

Pour moi, l’équilibre c’est un peu de tout ça. C’est comme le karma, une bonne action peux rattraper une mauvaise. L’équilibre se trouve dans le dosage entre faire ce qui me plait, mais qui ne corresponds pas aux diktats de la société, et à museler certaines envies pour ne pas me démarquer de trop.

C’est aussi savoir assumer d’être à la marge, de ne pas renier mes convictions, et de les tenir contre vents et marées.

A trop vouloir se conformer à une image donnée de la société, on risque justement de se retrouver en déséquilibre par rapport à soi, et c’est là que ça devient dangereux, pour soi comme pour les autres.
Combien d’hommes et de femmes a-t-on nous entendu complètement dérailler, et commettre des folies, alors que tout le monde les définissait (tiens tiens) comme des gens sans problème et tout à fait normaux?

Mais la question est vraiment de savoir si la notion d’équilibre est donnée par la personne concernée, ou au contraire par l’environnement…

Et l’artiste dans tout ça?

Image DeviantArt ©2011-2014 Panka2009

Image DeviantArt ©2011-2014 Panka2009

Pour le Larousse, un artiste c’est

  • Personne qui exerce professionnellement un des beaux-arts ou, à un niveau supérieur à celui de l’artisanat, un des arts appliqués.
  • Vieux. Personne dont le mode de vie s’écarte délibérément de celui de la bourgeoisie ; non-conformiste, marginal.
  • Personne qui a le sens de la beauté et est capable de créer une œuvre d’art : Une sensibilité d’artiste.
  • Personne qui interprète des œuvres théâtrales, cinématographiques, musicales ou chorégraphiques : Artiste dramatique.
  • Personne qui fait quelque chose avec beaucoup d’habileté, selon les règles de l’art : Travail d’artiste.
  • Familier. Bon à rien, fantaisiste.

Tout un programme pas vrai?

L’artiste, c’est pour moi une personne qui provoque une émotion, qui dans un domaine en particulier (ou plusieurs), va transformer son ressenti, son énergie, pour pouvoir l’extérioriser. D’une action simple, mais exécutée avec son cœur et son âme, il va (essayer de) provoquer une émotion.

Mais le statut d’artiste est compliqué. L’artiste va exécuter son art pour tendre vers son équilibre. Et si l’oeuvre ne plait pas à l’observateur, il va le taxer de déséquilibré, ne comprenant pas l’essence de l’oeuvre, qui est justement de rester sur son équilibre.

Quel que soit l’art, la musique, la peinture, mais aussi le sport, les sacrifices et l’implication totale demandée pour toucher la perfection peuvent paraître fous pour une personne non concernée, mais font partie des choix nécessaires à l’accomplissement des objectifs, et donc à l’équilibre personnel des artistes.

L’artiste est pour moi une personne se définissant hors des standards que la société veux lui imposer, et qui trouve là son équilibre. Le fait d’assumer cette différence est la plus grande preuve de cet équilibre, qui ne pourrait pas être atteint s’il nétait pas porté fièrement malgré le regard des autres.

Feux d’artifices

Hier, c’était jour de fête par chez nous, 14 juillet oblige.

Comme de bien entendu, la ville de Strasbourg a proposé un feu d’artifice de toute beauté pour l’occasion, que je n’ai pas pu manquer.

Les photos:

En bonus, deux vidéos que j’ai prises, l’une en cours de spectacle, l’autre lors du final.

Photos du soir

Ce soir, petite série de photos prises la semaine dernière lors d’une promenade avec Troll, le chien de ma soeur que j’avais en garde. Les lignes de tram étaient fermées la nuit pour permettre l’entretien des rails, et je suis tombé par hasard sur les ouvriers en train de travailler. Je me suis rué à l’appartement pour récupérer l’appareil photo, et j’ai pu faire ces quelques clichés:

Ich bin ein Liebster

J’ai récemment eu la surprise de voir que mon ami G3no m’avait ta gueule taggé dans son article de réponse aux Liebster Awards. C’est donc avec joie, bonheur et félicité que je vais répondre à ses questions, et vous livrer quelques infos plus ou moins utiles sur moi.

Lire la suite

Catch attack!

C’est bientôt le grand jour. Le 23 mai, la WWE débarque à Strasbourg pour une soirée de folie! Je ne vais pas vous la faire à l’envers, je suis un grand fan de catch américain, que ce soit pour la performance sportive pure que pour la performance d’acteur également pour suivre les scénarios pondus par la maison mère. La partie intéressante étant de tenter de prévoir les évolutions de scénario et donc les victoires, défaites ou rebondissements possibles 🙂 Bref, quelques superstars de la WWE viennent fouler le ring alsacien, et j’ai déjà ma place réservée depuis novembre!

Lire la suite

Coup de coeur du jour: l’étoile et le jardinier

En traînassant comme d’habitude sur Facebook, je suis tombé sur l’un de mes contact qui partageais un morceau de La Rue Kétanou, la fiancée de l’eau. J’ai aussitôt pensé à un autre titre de ce groupe que j’aime beaucoup (le groupe hein!), et je vous l’offre aujourd’hui. C’est une des chansons qui m’a le plus marqué lorsque j’ai découvert le groupe, et qui – je pense – exprime le mieux ce qui traverse l’esprit d’un père comme moi 🙂 Bonne écoute!

Qu’il est bon d’être français!

En 7 jours, Dieu avais donc créé la Terre. C’est là qu’il se dit:

il faut vraiment que cette Oeuvre soit un chef d’oeuvre, je vais peaufiner les détails!

En bon vivant, il pensa immédiatement au vin. Il créa les plus beaux vignobles, les terres les plus riches, les vins les meilleurs, et les mis en France (certains diraient même en Alsace…)

vignoble

Il s’est pas moqué de nous le Grand Barbu hein!

 

Mais pour accompagner son vin, il fallait la nourriture! Il créa donc une gastronomie exceptionnelle, pour accompagner le vin, et en déposa le savoir en France.

Mais il manquait encore des choses. Quoi de mieux que d’avoir une belle vue lors des repas? Il fit donc des montagnes majestueuses, des littoraux superbes, des campagnes luxurieuses, et il les installa en France.

De plus, pour rendre encore plus parfait le repas, il faut manger en bonne compagnie. Il fit donc de la française, la plus belle femme du monde, intelligente et raffinée.

Pour l’habiller, il donna le plus grand savoir de la haute couture en France, il y fit mettre les plus beaux joailliers, les parfums les plus riches.

En regardant sa création, il se dit qu’il avait vraiment fait un travail d’orfèvre, et fut fier. Mais il se rendit alors compte qu’il avais concentré dans la même région du globe, le meilleur de sa création. Le reste du monde paraissait terne, ennuyeux et grossier. Il se creusa donc les méninges à la recherche d’une solution pour équilibrer la donne et l’ordre du monde…

Il réfléchit

 

Réfléchit…

 

Réfléchit…

 

 

Réfléchit…

 

 

Réfléchit…

 

 

Oui, beaucoup de réflexion fut nécessaire pour équilibrer tant de perfection!

Et c’est au bout de cette longue réflexion qu’il eu une illumination et qu’il créa… les français.

Gotlieb 5

La fidélité, c’est pour les autres?

La fidélité. Un concept très intéressant dans le blogging. Des lecteurs qui viennent, reviennent, interagissent parfois… Cette petite ligne dans les stats que vous êtes certain de retrouver à chaque article, cette ligne qui vous dit, grâce à un simple petit point sur un graphique, « on s’intéresse à ce que tu fait, ce que tu raconte ». C’est ce qui vous montre que 1-vous avez des visiteurs autres que les robots; 2-vous ne faites pas vos articles dans le vent… La fidélité, c’est ce que j’ai réussi à éviter sur mon blog depuis son ouverture. Comme les visites il faut dire. Mais comment j’ai réussi cela? La genèse en quelques points, que vous retrouverez sur Parlons Blog.

We Are Blogger, la review

Vous ne le savez peut-être pas, mais je suis un grand curieux, et j’adore servir de bêta-testeur sur des sites web ou des interfaces. En l’occurrence, j’adore chercher la petite bête, les détails qu’on ne voit pas forcément quand on a la tête dans le guidon, pour aider à améliorer encore plus le produit.

Alors quand Stéphane Briot, auteur du très bon 4h18.com, a lancé son appel à candidature pour tester son dernier bébé, je n’ai pas eu à me forcer pour accourir 🙂 Surtout quand derrière il n’y a qu’une demande: fournir une review complète, franche et sans détour du produit. Bref, il me proposait le beurre, l’argent du beurre et la jolie crémière :).

Voici donc, rien que pour vous, le compte-rendu du test de We Are Bloggers.

Lire la suite