Compte rendu du WWE Live! Strasbourg

Ce vendredi 23 mai, la WWE a débarqué à Strasbourg dans le cadre de leur tournée européenne du WWE Live! Wrestlemania Revenge Tour. Oubliez clairement toute allusion à Wrestlemania lors de matchs de la soirée, la carte n’ayant rien à voir avec les matchs s’étant déroulé au Showcase of the Immortals. Ceci étant, nous avons eu droit à une soirée de folie avec ces catcheurs et catcheuses que nous voyons d’habitude sur petit écran…

Le début des festivités étant prévu à 20h, je suis arrivé avec mon comparse de la soirée à 19h30 au Zénith de Strasbourg.

ON Y EST BORDEL!!!

Publiée par Etienne Cassiat sur vendredi 23 mai 2014

Fouilles à l’entrée pour tous les spectateurs, mon reflexe numérique et son objectif 55-300 manquent de donner une crise cardiaque au vigile! Résultat, obligation de laisser la bête à la consigne… Heureusement que Ludovic a pensé à apporter son compact, les photos seront donc de son ressort!

Le show est lancé à 20h précise par Justin Roberts, annonceur officiel de la WWE! Après le remerciements d’usage, le premier match est annoncé, c’est parti pour 3h de folie!

Match1: 8 man tag team

Pour le premier match, nous avons le droit à un match par équipe à 8, donc 4 catcheurs par équipe. Du côté des « gentils », nous retrouvons The Brotherhood ( Dustin Jr et Cody Rhodes) , le très controversé The Miz (à qui l’image de petit con arrogant colle toujours à la peau, ce qui lui a valu quelques sifflets), et l’ancien membre de la ECW et probablement futur champion Intercontinental Rob Van Dam, accueilli par une foule totalement acquise à sa cause. Le fait qu’il ai été en dédicace public l’après midi même avec la championne Paige donne une idée de la place que (re)commence à lui donner la WWE.

En face, nous retrouvons une équipe composée de Justin Gabriel, Tyson Kidd, Titus O’Neil et Jack Swagger accompagné de Zeb Colter, son manager lors de sa période « Real Américans » (dont la catchphrase « We, the People! » est reprise régulièrement lors du match)

6 men tag team

Le match est très rythmé, le public répondant avec délectation aux provocations de Titus et Swagger, ainsi qu’aux quelques prises de micro de Zeb Colter pour chambrer un public français qu’il avait déjà chauffé sur twitter avant le show à Orchies, et poussant particulièrement les Rhodes et RVD. L’accueil réservé au Miz étant assez mitigé, la majorité des grosses actions est réalisée par RVD qui sort tout son arsenal, pour que son équipe puisse obtenir une victoire pleine de rebondissements. Même si les différents affrontements étaient prévisibles, l’ensemble du match était très bien exécuté, et a bien aidé à faire monter une ambiance déjà bien lancée. Un opener efficace pour mettre sur de bons rails la soirée!

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Match 2: 1 on 1

Le second match de la soirée est à mon goût le moins intéressant. Le premier entrant est Zack Ryder, auto-proclamé « Internet Champion », qui reçoit un accueil chaleureux du public. Il est un membre du roster de la WWE assez peu utilisé, qui n’a pas vraiment su tirer parti des différents scénarios qui lui ont été proposés depuis son arrivée en 2005, mais qui bénéficie d’une bonne image auprès du public.

Après son entrée, arrive le meilleur moment du match: l’arrivée de la belle Lana pour annoncer Rusev.

Le meilleur moment du match entre Zack Ryder et Rusev

Le meilleur moment du match entre Zack Ryder et Rusev

Le catcheur slave entre en scène après que sa compagne aie dédié le match à Vladimir Poutine sous les huées du public. Le match est une simple formalité: le Long Island Iced-Z fait de son mieux pour vaincre le monstre bulgare, mais rien n’y fait et il perd par soumission. La prise est maintenue après que l’arbitre sonne la fin du match, le temps que Lana ordonne à Rusev de relâcher le pauvre Zack. La musique de Rusev retentis alors, avec des portraits de Poutine affichés sur les écrans géants, sous les sifflets du public, pas avare pour le coup. Objectivement, ce match aura presque réussi à faire retomber l’ambiance, et ne doit son salut qu’au public qui a su jouer son rôle presque mieux que les lutteurs.

Match 3: Triple Threat Match pour le diva championship

Le troisième match a la difficile mission de redonner de l’intérêt au spectacle après le triste match qui nous avais été proposé. Pour cela, quoi de plus agréable que non pas une, ni deux, mais TROIS demoiselles plus ou mins légèrement vêtues se crêpant le chignon pour une ceinture? C’est donc dans une ambiance d’ouverture des soldes chez Desigual (désolé, c’était trop tentant) que les Divas de la WWE font leur entrée.

Tout d’abord, c’est la canadienne Natalya (petite fille du Hall of Famer et légende du catch Stu Hart) qui fait son entrée et enlève le T-Shirt sous les vivas de la foule. Elle profite de son entrée pour quelques interactions avec le public massé le long des barrières, avec une joie palpable. Quelques autographes, selfies et high-fives ont été échangés pendant la musique d’entrée (et avant de retirer le haut bande de coquins!) pour le plus grand plaisir des spectateurs.

On reste dans les familles Hall of Fame de la WWE avec l’arrivée de Tamina Snuka (fille de Jimmy « Superfly » Snuka) qui tiens parfaitement son rôle de heel et arrive en force (et en T-Shirt) sous les sifflets de circonstance.

On fini les entrées fracassantes avec l’arrivée de la championne des Divas, la belle Paige

Bien évidemment, elle ne pouvais pas laisser Natalya gagner au thermomètre, et nous a fait le plaisir de faire durer la mise en (petite) tenue, enlevant le haut avec une lenteur digne des plus grands cours de strip-tease.

Paige remet son titre à l'arbitre avant le Title Match

Paige remet son titre à l’arbitre avant le Title Match

Après ces entrées qui ont su faire remonter l’ambiance, l’arbitre fait sonner la cloche et le match commence. Ce dernier a été assez décousu dans l’ensemble. Les trois belles semblaient éviter au maximum les affrontements à trois, et ont passé chacune de longues minutes hors du ring pendant que les deux autres faisaient le métier entre les cordes. Malgré tout, les prises étaient bien effectuées, et les quelques moments à trois étaient exploités au mieux. Donnons pour preuve la tentative de soumission en série (immortalisée ici lors du match à Liège, mais on a eu la même)

Le plus gros moment du match a été lorsque Paige, alors en train de préparer un superplex sur Tamina Snuka, est victime d’un powerbomb de Natalya! La prise est très impressionnante et fait rugir de plaisir le public!

Désolé pour la qualité, mais c'est dur avec un téléphone portable...

Désolé pour la qualité, mais c’est dur avec un téléphone portable…

A l’arrivée, c’est bien évidemment Paige qui garde son titre, après avoir immobilisé Tamina Snuka au sol les 3 secondes réglementaires. On retrouve là la logique du scénario en cours où Tamina « chasse » le titre de Paige, et où Natalya sert de fusible en attendant la reprise de son feud avec A.J Lee (actuellement en congé pour préparer son mariage avec le regretté des rings CM Punk)

Match 4: Last Man Standing

Le 4ème match de la soirée fut le plus impressionnant en terme de puissance pure. Il opposait le Big Red Monster Kane (2,16 m et 150 kg de muscle et de brutalité) au World’s Largest Athlete, Big Show (2,13 m pour 200 kg), qui a la lourde tâche de faire oublier l’absence pour blessure du champion de la WWE Daniel Bryan.

Les deux hommes profitent à fond des possibilités de la stipulation en Last Man Standing, qui ne donne la victoire qu’au compte de 10 de l’arbitre (comme un KO en boxe). Pas de disqualification, pas de compte hors du ring, les deux hommes ont pu assurer le spectacle! Les premières victimes du match ont été dans l’ordre:

  • Une chaise, qui après avoir été utilisée pour taper sur Big Show, a été littéralement pliée en 2 par ce dernier;
  • Un Kendo Stick, qui a connu une fortune différente; après avoir servi à frapper tour à tour les deux combattants,  le pauvre accessoire a vu sa vie s’achever, cassé en deux par le Big Show;
  • La cloche du ring, qui a pu résonner gaiement sur les chaires de chaque superstar;
  • Une partie de l’escalier en métal montant au ring, démonté sous le choc avec Big Show, et monté sur le ring pour continuer à brutaliser ce dernier.

Malheureusement parfois, les deux géants ont un peu trop profité de la stipulation, utilisant régulièrement les comptes de l’arbitre pour pouvoir reprendre leur souffle. Cela a un peu cassé le rythme général de la rencontre, mais est explicable par l’enchaînement de dates et de trajets effectués par les artistes lors de cette tournée européenne. Mais le public n’a pas boudé son plaisir et a gentiment ignoré ces lenteurs.
Mais revenons à notre combat de géant: le Big Show a beaucoup encaissé, mais a su se relever après chaque attaque grâce aux encouragements d’une foule largement acquise à sa cause. Le clou du match a été atteint lorsque Kane a cédé à la demande d’un public assoiffé de tables, hurlant « We want tables! » depuis quasiment le début du show. Il a alors sorti une table de sous le ring (oh, mais que fait tu cachée ici petite table? Viens avec moi, on va retrouver ton papa et ta maman) qu’il a monté sur le ring et installée près du morceau de l’escalier cité précédemment. On pouvais dès lors s’attendre à voir Big Show traverser de tout son poids cette pauvre table innocente, jeté du haut de l’escalier.

Qui passera à travers cette pauvre table?

Qui passera à travers cette pauvre table?

Mais nous sommes à la WWE, et la différence entre le probable et le réalisé est souvent importante! C’est donc sur un retournement improbable que le chokeslam prévu à l’origine sur le Big Show se retrouve effectué sur Kane, qui pulvérise la table en deux, entraînant Big Show dans sa chute. Les deux hommes mettent du temps à se relever, mais Big Show est plus rapide et se relève dès le compte de 6. Kane quant à lui semble commencer à se relever à 8, mais l’arbitre compte le 10 et met fin au match pour une victoire de Big Show!
Cela déclenche la colère de Kane, qui commence à menacer l’arbitre. Un deuxième officiel tente d’intervenir, mais les deux hommes se retrouvent pris entre les mains du Devil’s Favorite Demon qui s’apprête à leur infliger le Chokeslam prévu à son adversaire. C’est alors qu’arrive en courant Brad Maddox, le General Manager de RAW, qui l’empêche de commettre cette erreur! Bien mal lui prends, car si Kane se plie à sa demande et relâche les arbitres, c’est Maddox qui se fait prendre par la gorge et balancer sur le ring!!

C’est sur cette belle image que Justin Roberts annonce la pause, l’occasion pour tout le monde de se précipiter vers

  1. Le ring pour prendre quelques photos de près
  2. Les stands de bouffe
  3. Les stands de merchandising officiel (pour ceux qui, contrairement à votre humble serviteur moi, n’ont pas pris le temps avant le match d’y faire leurs emplettes)
  4. Les toilettes

Précisons, pour l’avoir testé lors du dernier passage, que la réussite de ces quatre objectifs dans le délai imparti est simplement impossible (sauf pour Chuck Norris). C’est pourquoi je me suis contenté du premier point, et d’ensuite discuter tranquillement avec ma voisine, une charmante quinquagénaire, des scénarios en cours actuellement et de ce qui se passait lors de l’épisode de Smackdown prévu le même soir aux States.

La pause, avec en vestige du match précédent la cloche au sol

La pause, avec en vestige du match précédent la cloche au sol

Après quelques minutes de pause, Justin Roberts lance la suite des hostilités et annonce que la stipulation du match de reprise du show est un Fan Choice

Match 5:fan choice: mix tag team match ou Dance Off Contest

Fandango et Layla sont accueillis sous les sifflets du public, alors que Santino et Emma sont acclamés. A l’applaudimètre, le Mix Tag Team match est bien entendu élu. Fandango annonce que de toute façon, les sifflets pour le Dance Contest ont fait plus de bruit, et qu’il est sur de le gagner contre Santino qui a peur de ce type de match. La réponse de Santino ne se fait pas attendre: « Je n’ai peur de rien et de personne, et en plus je parle français. Tu veux danser, on va danser (en français dans le texte) ». Fandango et Layla entament une dance qu’ils réussissent à rendre complètement ridicule ;). Au tour de Santino et Emma, qui passent une musique techno et commencent à dancer sous les hurlements de joie du public. Fandango et Layla les attaquent pendant la danse pour les arrêter, et commencent à partir. Santino leur dit de revenir parce que les gens ne veulent pas de dance, mais du combat, sauf si bien sur Fandango a peur.
Début du match, le public scande « Emma » pour qu’elle commence. Elle rentre donc sur le ring, high-five avec Santino pour s’encourager et… l’arbitre annonce le changement de partenaire! Santino rentre donc sur le ring, attends que Fandango commence à approcher et effectue le tag avec Emma, avec courbette pour la laisser entrer. Re-encouragements, re-highfive… et donc nouvelle annonce du tag par l’arbitre! En tout, ils recommenceront 4 fois l’aller-retour. La dernière fois, ils vont se refaire un high five quand tout le public hurle « non », et ils se retiennent juste à temps.
Le combat peut donc commencer. Beaucoup d’humour dans le match, entre Layla qui s’enfuie en hurlant avant de se jeter dans les bras de Fandango, Emma qui lui met une fessé, et Santino et Fandango qui se chauffent pour dire qui est le plus solide. Le point culminant est le moment  où Santino sort sa chaussette Cobra, qui deviens alors la cible de Fandango. On se retrouve donc avec Fandango tapant le bras de Santino contre les coins du ring, pendant que le public crie son soutien au bras italien àgrand cris de « Let’s go Cobra! ».

Santino et Fandango à WWE Strasbourg

Le bras-reptile réponds à la foule en bougeant la tête, et reçoit le soutien de Emma, qui sort son propre cobra!! C’est alors la fin pour Fandango et Layla qui subissent en même temps un Cobra et perdent au compte de 3!
La sortie de Santino et Emma est écourtée par Santino, qui semble souffrir de l’œil.

Après ce match comédie, Justin Roberts indique que le match suivant aura un annonceur spécial. C’est alors qu’entre sur scène… Pat Patterson! Pour les petits jeunes, et ceux qui ne sont pas forcément au courant de l’histoire de la WWE, Pat Patterson, c’est l’un des Hall of Famers de la WWE depuis 1996, qui a été le tout premier détenteur de la ceinture de l’Intercontinental Championship, qui a été créée à son initiative.

Sa venue ne peux signifier qu’une chose, le prochain match sera un match pour le championnat intercontinental!

Match 6: Match pour le championnat intercontinental

L’introduction des catcheurs est alors faite en français (Patterson est québécois) et débute, une fois n’est pas coutume, par le champion en titre, Bad News Barrett. Ce dernier est accueilli par une bordée de sifflets, aux son de « Le con! », surnom soufflé gentiment par Patterson. Barrett excellant dans le rôle du heel, réplique immédiatement en annonçant la mauvaise nouvelle du jour: il déteste la France! Tout le chemin vers le ring est donc une suite de provocations envers le public, qui le lui rend bien.
Son challenger est alors annoncé par le Hall of Famer, comme étant son favori pour le match: Big E. Son entrée est acclamée par le public qui le soutiendra tout au long du match.

Big E vs Bad News Barrett
Ce soutien populaire donne des forces à Big E (qui n’est pas le moins bien loti pourtant) qui malmène l’ancien leader de la Nexus et du Corre tout au long du match, malgré quelques sursauts du champion. Mais la logique est respectée, et comme un titre ne peux pas être perdu lors d’un show non télévisé (sauf exception), Barrett se sort de la domination de Big E et lui inflige son Bullhammer, finisher qui, en toute honnêteté, ne ressemble à rien visuellement (pourquoi il n’utilise plus son Barrett Barrage??).

Après ce match, il est déjà temps d’annoncer le début de la fin, et donc le Main Event de la soirée.

MAIN EVENT: 6 Men tag team match

Pour le match de clôture, nous avons à nouveau le droit à une foison de superstars sur le ring. Pour cela, quoi de mieux qu’un match par équipe à 6? Et le public est gâté pour ce dernier match: du côté des heel, le duo phare actuel RybAxel, formé par Ryback et Axel Curtis, attire tous les sifflets. Pour les accompagner, le troisième homme n’est autre que l’une des plus grandes superstars de ces dernières années, Randy Orton, qui a lui droit à une véritable ovation du public.

Randy Orton

Pour les affronter et contenter le public, nous recevons l’équipe dont la popularité monte en flèche, totalement heel lors de ses premières apparition mais qui deviens de plus en plus appréciée, The Shield.
Le trio, formé par Dean Ambrose, Seth Rollins et Roman Reigns, est clairement celle qui contiens les prochains grands noms de la WWE. Reigns a déjà son nom dans le livre des records depuis le dernier Royal Rumble, Rollins a une présence scénique assez impressionnante, et Ambrose bénéficie d’une bonne popularité et d’une technique qui lui permettra de jouer les mêmes rôles qu’un Randy Orton par exemple.
Le match tiens toutes ses promesses, avec une énorme présence du Shield qui travaille beaucoup en équipe, avec des prises à deux, des changements,… Coté RybAxel et Orton par contre, on verra peu de mouvements spéciaux. Orton rentre très peu sur le ring, ce qui n’est pas un grand mal car la réaction du public est presque gênée… En effet, tout le monde hésite entre l’applaudir et le huer lorsqu’il rentre ses prises, ce qui donne une ambiance flottante… Ça aurait pu être amélioré en plaçant un RKO, mais nous en serons privé ce soir.
En contrepartie, le Shield et RybAxel montrent toute leur palette technique, régalant le public entier. Le match se termine sur une série de finishers du Shield, et un 3-count de Ambrose pour gagner le match.

C’est sur cette victoire que le show se termine, le Shield en profitant pour saluer la foule massée au bord des barrières pour saluer leurs fans avec un plaisir visible.

Justin Roberts met alors fin à la soirée, nous souhaitant bon retour, d’être prudents sur les routes, et promettant de nous revoir bientôt.

En tout, le show a duré 3 heures, avec une mécanique très bien huilée. Tous les classiques ont été respectés, et la foule a su répondre présente tout au long de la soirée. Seule ombre au tableau, l’absence de certaines têtes d’affiches attendues (AJ Lee, Daniel Bryan, CM Punk) s’est faite sentir, mais les artistes présents ont beaucoup donné pour leur avant-dernier show de cette tournée européenne. Le spectacle a donc pu ravir tout le monde, que ce soit la première fois ou non que l’on assiste à un show de la WWE! Vivement la prochaine visite à Strasbourg, avec cette fois des places certainement plus proches du ring, et le maximum de fait pour avoir des photos géniales!

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