Self confidence

Sur une échelle de 1 à 15, ma confiance en moi est à peu près à -50 dès lors qu’on parle de mes capacités professionnelles. Je suis moi-même assez impressionné par cet état de fait. Dans mon travail, je peux paraître sûr de moi, je peux faire prendre confiance en eux à des gens, donner des conseils avisés, mais dès que ça me concerne, ouille ouille ouille! Je ne me sens jamais assez crédible, assez compétent, assez légitime, assez… assez… assez. Jamais assez. Jamais assez.

Pourtant dans ma vie privée, je suis assez confiant. Je me laisse peu déstabiliser en tant qu’arbitre, je peut être assez grande gueule (peut être même un peu trop) quand je suis sur un terrain de volley, dans la rue ou de façon classique, et même parler avec certitude de ce qui touche à mes corps de métiers. Mais j’ai toujours l’appréhension de mal faire mon travail.

Et ce manque de confiance, se transforme vite en appréhension, voire en peur. Peur de me planter. Peur que mes choix ne plantent pas que moi, mais impactent ceux qui m’entourent. Peur qu’un mot mal placé, une susceptibilité froissée entraînent des répercussions sur mon environnement de travail.

Mais plus le temps passe, plus je me rend compte que cette façon de réagir n’est pas tenable. Parce que de la même manière que mes choix (ou mes non-choix) affectent mon travail, être timoré ne peux qu’avoir un impact négatif sur ceux qui m’entourent, et qui pense pouvoir se reposer sur moi.

Il faut pouvoir être digne de la confiance que les gens placent en nous. S’ils ont placé cette confiance, c’est qu’ils estiment qu’on la mérite. C’est qu’ils estiment que les capacités sont là pour répondre à leurs attentes.

Maintenant, il faut que je rende cette confiance. Et que je l’assume. Je vais donc appliquer cette maxime: « Si tu ne crois pas en toi, crois en moi qui crois en toi ».

Une nouvelle vie commence. Ça va dépoter. Ça va peut être blesser des gens, j’en suis désolé d’avance pour eux. Mais le fait est là: si je ne change pas maintenant, je ne changerais surement jamais. Et ça n’est pas possible. Parce que j’en ai assez.

Assez d’avoir peur de moi. Assez de me voir moins compétent, moins fort, moins adapté que je ne le suis. Sans pour autant verser dans l’arrogance, je vais me regarder tel que je suis.

Alea Jacta Est. Et je ne ferais pas marche arrière.

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